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À la dérive dans Buenos Aires

À la dérive dans Buenos Aires

André Martin

En 2011, André Martin emmène ses filles quatre mois en Argentine pour fêter la vie, le bonheur, le nomadisme, la transhumance.
Alors qu’elles vivent leur vie de jeunes princesses primesautières, sombres et joyeuses tout à la fois, et pointent du doigt sur une carte, le soir, en rigolant dans leur chambre, un lieu où elles ont envie de se rendre le lendemain, l'auteur, défoncé à Richard Brautigan, au tango, au jeûne et à l’eau claire (le cocktail est explosif!), déambule à leur suite ou devant elles, regardant la vie en biais, par en-dessous, sans dessus dessous, reconstruisant le monde et son implacable réalité au gré de ses perceptions, volontairement manipulées à grande rasade d’ironie, de décalage dramatique et de révolte.
Et les rues de Buenos Aires, et les plaines de la Patagonie battues par les vents, et les canaux de Tigre, et le désert d’Atacama, et la Quemada d’Humahuaca, et les mômes des rues, les cartoneros, les trans et les homos de Salta et Pavon, les protestaires de la guerre des Malouines enracinés sur 24 de Mayo, prennent soudain une dimension romanesque extraordinaire. La poésie est partout, la révolte gronde et le ciel est immense.

D’une suite de tableaux et de rencontres fortuites, qui ne durent parfois que le temps d’un regard, naît l’impression délicieuse d’être en fuite, une fuite dissociative, où l'on aurait laissé son soi emprunté et gauche à la maison, et où l’on serait parti, au gré du vent, au détour des rues, à la recherche de l’inédit, comme à l’aventure.
Une ombre délicieuse vous précède, une ombre vous suit, elle vous rattrape et vous surplombe, et c’est la vie, et elle vous étreint le coeur, comme une chanson de Mercedes Sosa, Oh Melancolia! Une vie qui vous échappe sans cesse, amoureuse défunte qui hante vos jours et vos nuits.

A la dérive dans Buenos Aires.
Une déambulation hallucinée et poétique dans Buenos Aires.
Un conte cruel du désespoir amoureux.
Le roman d’une mémoire emportée par les vents du chagrin, illustrée avec tendresse et ironie par le génial Quesniaux.

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